Voyage à Venise, Biennale Arte 2026

Une conférence
par Agnès Ghenassia

mardi 22 septembre 2026 à 10h30

Notre groupe de 31 provençaux a profité d’un temps radieux pendant toute notre semaine à Venise.
Malgré les trajets en Vaporetto, souvent bondé, nos jambes ont été mises à contribution avec une
moyenne de 11 km par jour. Mais quelles récompenses!

Coup de foudre unanime au Palazzo Grassi pour les peintures de Michael Armitage, anglo-kenyan
de 42 ans: une cinquantaine de toiles peintes sur lubogo, une fibre issue de l’écorce d’arbres
africains, dont les sujets, souvent graves, sont traités somptueusement avec des couleurs proches de celles de Gauguin.
Belle découverte aussi: Lorna Simpson, à la Punta della Dogana , artiste afro-américaine qui mêle photographies et peintures dans de majestueuses compositions.

Les deux sites de la Biennale, les Giardini et l’Arsenale, nous ont fait découvrir plus d’une centaine d’artistes pour la plupart non-occidentaux, dans des parcours très variés tant par les moyens utilisés ( peintures, photos, films, installations, oeuvres textiles, céramiques, bronzes… ) que par les sujets abordés: tensions politiques, mémoire coloniale, révoltes féministes, inquiétude climatique, visions dystopiques, mais aussi histoires intimes).
Dans les pavillons nationaux, quelques très belles réussites: la Pologne, l’Autriche, le Brésil, le Japon, la Grande-Bretagne, L’Argentine, l’Inde, l’Italie…

Dans le «off», nous avons été touchés par les artistes de l’exposition Still Joy, from Ukraine into the World, à la Fondation Victor Pinchuk, et par les dernières peintures de Georg Baselitz à la Fondation Cini. Et nous avons même rendu visite à Tintoret à la Scuola Grande di San Rocco, dans laquelle Jan Fabre a installé trois de ses sculptures.

Notre conférence de la rentrée, le mardi 22 septembre à 10h30 au Théâtre 108, nous permettra de revenir sur certaines démarches et surtout de partager nos découvertes avec ceux qui n’étaient pas avec nous.

ENTRÉE ADHÉRENTS : 7€
NON ADHÉRENTS : 10€

La conférence se tiendra au Théâtre 108 (Espace jeunesse), situé au 37bis du boulevard Aristide Briand à Aix-en-Provence. Les parkings à proximité sont, Bellegarde, Pasteur et et Signoret.

Théâtre 108, Espace jeunesse
37 bis boulevard Aristide Briand      
13100 Aix-en-Provence

Nos événements

Venez découvrir les grands mouvements et thèmes
de l’histoire de l’art contemporain et moderne.

Chicanos, du muralisme mexicain aux murs peints états-uniens, le 28 mai 2026

Le mouvement muraliste états-uniens est un tardif mais vibrant rejeton, qui reprend à sa manière la tradition du Muralisme Mexicain, incarné à partir de la Révolution mexicaine des années 1920, par les trois grands  peintres, José Clemente Orozco, Diego Rivera et David Alfaro Siqueiros.
A travers les photos qui seront présentées ici, résultant de longues années de reportage sur le terrain, l’art mural chicano, par définition éphémère puisque représenté sur des murs extérieurs, très souvent dans des quartiers modestes se veut le reflet de l’histoire et des espoirs d’une minorité défavorisée, dont les revendications se firent les plus fortes à l’époque de sa lutte  pour le respect de ses droits civiques, comme l’avaient déjà fait les communautés noires sous la houlette de Martin Luther King. »

Les Suffragettes de l’Art, le 28 avril 2026

Il n’y a pas si longtemps, les femmes étaient considérées comme dénuées de tout génie et les imaginer vivre de leur travail artistique était hors de propos.
C’est pourquoi au XIXe siècle, elles n’étaient pas autorisées à franchir le seuil de l’École des Beaux-Arts de Paris pour y suivre un enseignement artistique au même titre que les hommes. Farouchement déterminées à obtenir les mêmes droits que leurs homologues masculins, les femmes mènent alors une lutte acharnée pour se faire accepter de l’institution et ainsi obtenir le droit de vivre de leur œuvre.

Léo Marchutz, spiritualité et modernisme, le 25 mars 2026

Léo Marchutz est un artiste d’une particulière originalité, car il allie le créateur, le théoricien de l’art et le pédagogue. Il est de plus un important médiateur culturel franco-allemand et une personne dont la biographie porte les traits oppressants de la première moitié du XXème siècle.
Issu d’une famille juive aisée de Nuremberg, il s’intéresse très tôt à Cézanne et passe, dès les années 1920, de longues périodes en Provence, sur les traces de Cézanne, devenant ainsi une figure centrale de la réception internationale du maître d’Aix.