Séjour à Venise
Biennale Arte 2026
du 15 au 21 juin
Petites notes sur notre voyage à Venise
Notre groupe de 31 provençaux a profité d’un temps radieux pendant toute notre semaine à Venise. Malgré les trajets en Vaporetto, souvent bondé, nos jambes ont été mises à contribution avec une moyenne de 11 km par jour. Mais quelles récompenses !
In Minor Keys : la Biennale de Venise à l’écoute des voix discrètes
La 61e Biennale de Venise, intitulée In Minor Keys, met à l’honneur les voix artistiques discrètes, marginales et souvent peu visibles de la création contemporaine. Portée par la vision de la curatrice Koyo Kouoh, cette édition explore une sensibilité plus intime et nuancée de l’art, tout en rendant hommage à son héritage après son décès en 2025.
Coup de foudre unanime au Palazzo Grassi pour les peintures de Michael Armitage, anglo-kenyan de 42 ans: une cinquantaine de toiles peintes sur lubogo, une fibre issue de l’écorce d’arbres africains, dont les sujets, souvent graves, sont traités somptueusement avec des couleurs proches de celles de Gauguin.
Belle découverte aussi : Lorna Simpson, à la Punta della Dogana , artiste afro-américaine qui mêle photographies et peintures dans de majestueuses compositions.
Les deux sites de la Biennale,
les Giardini et l’Arsenale, nous ont fait découvrir plus d’une centaine d’artistes pour la plupart non-occidentaux, dans des parcours très variés tant par les moyens utilisés ( peintures, photos, films, installations, oeuvres textiles, céramiques, bronzes… ) que par les sujets abordés: tensions politiques, mémoire coloniale, révoltes féministes, inquiétude climatique, visions dystopiques, mais aussi histoires intimes).
Dans les pavillons nationaux, quelques très belles réussites: la Pologne, l’Autriche, le Brésil, le Japon, la Grande-Bretagne, L’Argentine, l’Inde, l’Italie…
Arsenale, Pavillon de l’Inde
Les Giardini, Pavillon de la Pologne
Arsenale, devant Kaloki Nyamai
Arsenale, dans l’installation
de Laurie Anderson
Les Giardini, Pavillon de l’Autriche
Pause méritée aux Giardini
Dans le «off»,
nous avons été touchés par les artistes de l’exposition Still Joy, from Ukraine into the World, à la Fondation Victor Pinchuk, et par les dernières peintures de Georg Baselitz à la Fondation Cini. Et nous avons même rendu visite à Tintoret à la Scuola Grande di San Rocco, dans laquelle Jan Fabre a installé trois de ses sculptures.
Notre conférence de la rentrée, le mardi 22 septembre à 10h30 au Théâtre 108, nous permettra de revenir sur certaines démarches et surtout de partager nos découvertes avec ceux qui n’étaient pas avec nous.




















