L’Art et le kitsch

Auguste Rodin et Camille Claudel

Une conférence
par Agnès Ghenassia

mardi 10 décembre 2024 à 10h30

A l’origine, le kitsch désigne les objets et décors de mauvais goût, inutilement surchargés d’ornements, m’as-tu-vu, souvent chargés d’une valeur sentimentale, et produits en grande quantité. Le terme est donc à la fois péjoratif et affectif et suppose le regard condescendant et critique d’une classe cultivée sur une classe populaire.

Après que, à l’époque du Pop Art, la société de consommation ait largement popularisé les produits culturels bon marché dérivés du grand art, des artistes contemporains se sont emparés de l’esthétique kitsch en contribuant à la revaloriser. Jeff Koons aux USA, Takashi Murakami au Japon, et bien d’autres, ont «décomplexé» les amateurs d’art dans leur attirance pour cette forme d’expression sentimentale et infantile. Leur travail, sur-médiatisé et pensé pour être décliné en produits dérivés, ne permet pas toujours de déterminer où se trouve la frontière entre l’ironie et le réel attrait pour le mauvais goût.
Le kitsch a gagné le design, les arts du spectacle, la mode et même l’architecture.

Indice d’une époque sans âme? Art d’une société narcissique qui cherche la confirmation de l’image insouciante qu’elle veut donner d’elle-même? Art du bonheur, reposant, amusant, rafraîchissement mondain ? Ou expression pathétique de notre époque ? Nous nous poserons ces questions, tout en reconnaissant qu’il y a bien une part de kitsch en chacun de nous…

ENTRÉE ADHÉRENTS : 5€
NON ADHÉRENTS : 7€

La conférence se tiendra au Théâtre 108 (Espace jeunesse), situé au 37bis du boulevard Aristide Brian à Aix-en-Provence. Les parkings à proximité sont, Bellegarde, Pasteur et et Signoret.

Théâtre 108, Espace jeunesse
37 bis boulevard Aristide Briand      
13100 Aix-en-Provence

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Venez découvrir les grands mouvements et thèmes
de l’histoire de l’art contemporain et moderne.

Chicanos, du muralisme mexicain aux murs peints états-uniens, le 28 mai 2026

Le mouvement muraliste états-uniens est un tardif mais vibrant rejeton, qui reprend à sa manière la tradition du Muralisme Mexicain, incarné à partir de la Révolution mexicaine des années 1920, par les trois grands  peintres, José Clemente Orozco, Diego Rivera et David Alfaro Siqueiros.
A travers les photos qui seront présentées ici, résultant de longues années de reportage sur le terrain, l’art mural chicano, par définition éphémère puisque représenté sur des murs extérieurs, très souvent dans des quartiers modestes se veut le reflet de l’histoire et des espoirs d’une minorité défavorisée, dont les revendications se firent les plus fortes à l’époque de sa lutte  pour le respect de ses droits civiques, comme l’avaient déjà fait les communautés noires sous la houlette de Martin Luther King. »

Les Suffragettes de l’Art, le 28 avril 2026

Il n’y a pas si longtemps, les femmes étaient considérées comme dénuées de tout génie et les imaginer vivre de leur travail artistique était hors de propos.
C’est pourquoi au XIXe siècle, elles n’étaient pas autorisées à franchir le seuil de l’École des Beaux-Arts de Paris pour y suivre un enseignement artistique au même titre que les hommes. Farouchement déterminées à obtenir les mêmes droits que leurs homologues masculins, les femmes mènent alors une lutte acharnée pour se faire accepter de l’institution et ainsi obtenir le droit de vivre de leur œuvre.

Léo Marchutz, spiritualité et modernisme, le 25 mars 2026

Léo Marchutz est un artiste d’une particulière originalité, car il allie le créateur, le théoricien de l’art et le pédagogue. Il est de plus un important médiateur culturel franco-allemand et une personne dont la biographie porte les traits oppressants de la première moitié du XXème siècle.
Issu d’une famille juive aisée de Nuremberg, il s’intéresse très tôt à Cézanne et passe, dès les années 1920, de longues périodes en Provence, sur les traces de Cézanne, devenant ainsi une figure centrale de la réception internationale du maître d’Aix.